Français · 2e année collège · Interpeller et apostropher
Interpeller et apostropher : s’adresser à quelqu’un
Dans un dialogue, un personnage peut appeler une personne, attirer son attention ou demander la parole. Apprends à reconnaître le destinataire, choisir une formule adaptée et ponctuer les mots employés pour l’interpeller.
1. Observer une courte scène
Lina : Sami, attends un instant !
Sami : Que se passe-t-il ?
Lina : Madame, pourriez-vous nous ouvrir la salle ? Nous devons répéter.
La responsable : Entrez, les enfants, et installez les chaises.
Lina appelle d’abord Sami, puis s’adresse à la responsable. La responsable parle aux enfants. Les groupes Sami, Madame et les enfants indiquent explicitement les personnes auxquelles les répliques sont destinées.
2. Interpeller : attirer l’attention
On interpelle quelqu’un pour établir le contact. Selon la situation, on emploie un prénom, un titre de civilité, un groupe désignant le public ou une formule d’appel. « Youssef, regarde cette affiche » convient entre camarades. « Excusez-moi, Madame, où se trouve la bibliothèque ? » convient pour demander poliment un renseignement.
Une interpellation n’est pas toujours un ordre. Elle peut introduire une question, une demande, un avertissement ou un remerciement : « Mes amis, merci pour votre aide. » Le ton et le contexte déterminent aussi son effet.
3. Les mots en apostrophe
Un mot ou groupe mis en apostrophe désigne le destinataire auquel on s’adresse directement. À l’écrit, il est détaché par la ponctuation :
- Au début : « Nadia, écoute cette réplique. » Une virgule suit Nadia.
- Au milieu : « Écoute, Nadia, cette réplique. » Deux virgules encadrent Nadia.
- À la fin : « Écoute cette réplique, Nadia. » Une virgule précède Nadia ; le point ferme la phrase.
Le mot apostrophe a ici un sens grammatical. Il ne désigne pas le signe typographique ’ de « l’école ». Ne confonds pas la personne appelée avec ce signe d’élision.
4. Ne pas confondre destinataire et sujet
Compare « Amine ferme la porte » et « Amine, ferme la porte ». Dans la première phrase, on raconte ce qu’Amine fait : Amine est sujet de ferme, à l’indicatif. Dans la seconde, on s’adresse à Amine : ferme est à l’impératif et Amine est détaché en apostrophe. La virgule aide à comprendre la situation.
Autre comparaison : « J’appelle Salma » parle de Salma ; « Salma, je t’appelle » s’adresse à elle. La présence d’un prénom ne suffit donc pas : cherche qui parle à qui.
5. Adapter la formule à la situation
Entre amis, le prénom et le tutoiement sont généralement naturels. Avec une personne qu’on ne connaît pas, une formule de politesse et le vouvoiement conviennent souvent mieux. À un groupe : « Chers camarades, notre répétition commence. » Dans une scène d’urgence, un appel bref peut être nécessaire, sans que crier soit la règle de toute interpellation.
Schéma — Qui parle à qui ?
Lina veut parler.
Elle s’adresse à la responsable.
Madame, pourriez-vous… ?
Virgule après Madame, demande polie.
6. Six exercices corrigés
1. Dans « Mes camarades, préparez vos textes », relève le groupe en apostrophe et indique son rôle.
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Mes camarades est en apostrophe. Il désigne les personnes auxquelles le locuteur demande de préparer leurs textes.
2. Ajoute la ponctuation : « Lina apporte ton cahier » afin que la phrase s’adresse directement à Lina.
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« Lina, apporte ton cahier. » La virgule détache le prénom et apporte exprime ici une demande à l’impératif.
3. Distingue les deux emplois : A. « Omar lit le programme. » B. « Omar, lis le programme. »
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Dans A, Omar est sujet de lit ; on décrit son action. Dans B, Omar est le destinataire interpellé ; lis est à l’impératif. La forme verbale et la virgule marquent la différence.
4. Transforme « Hé toi, donne-moi le programme ! » en demande adaptée à un adulte inconnu.
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Par exemple : « Excusez-moi, Monsieur, pourriez-vous me donner le programme, s’il vous plaît ? » La formule précise le destinataire et adoucit la demande. Selon la personne, on adaptera le titre de civilité.
5. Ponctue « Écoutez mes amis cette histoire » en plaçant l’apostrophe au milieu.
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« Écoutez, mes amis, cette histoire. » Les deux virgules encadrent mes amis, qui désigne les destinataires. Cette histoire est ce qu’ils doivent écouter.
6. Écris deux répliques : un élève appelle sa camarade puis lui demande de commencer la répétition ; elle lui répond en employant son prénom.
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Yanis : « Sara, pouvons-nous commencer la répétition ? »
Sara : « Oui, Yanis, je suis prête. »
Les prénoms indiquent les destinataires et sont détachés par les virgules. D’autres dialogues sont possibles.
7. Jouer la scène et vérifier
Lis ton dialogue à voix haute avec un camarade. Marque une légère pause autour du groupe en apostrophe sans découper artificiellement chaque mot. Vérifie que le public comprend à qui chaque personnage parle. Pour poursuivre, consulte le cours sur le texte théâtral et les didascalies.
Dialogue et exercices originaux Al-Mounir. Le classement des activités peut varier selon le manuel utilisé en classe.
